Je suis ce que je désire être, tout n'est pas contrôlé bien sûr, mais l'essentiel demeure mien. S'il advient donc que l'on ne m'accepte pas tel quel, il faut se fier à l'évidence que c'est mon moi tout entier, car responsable, ou presque, seulement en partie donc, que l'on rejette, et qu'il n'y a pas à aller chercher plus loin.
Alors quelle est cette évolution du regard que je leur porte ? Et bien il faut voir en celui-ci la découverte d'une certaine forme de malhonnêteté, peut être non voulue, mais par ailleurs réelle. Car lorsque l'on fait part de son attachement à une personne, il apparaît normal de ne pas passer outre par la suite, du moins sans lui en faire part. Occuper une place importante dans l'esprit d'une personne n'est pas rien. Le dire l'est encore moins. Mais l'ignorer par la suite paraît fatal. Car je suis de ces personnes qui se fixent très rapidement quant à diverses erreurs pouvant être commises, toutes ne sont pas évidement à prendre en compte, mais certaines sont révélatrices de l'être qui la commet. Et je ne crois pas que ce comportement puisse être pénalisant, ce pourquoi je pense avoir raison quant à son application.
Toujours est il que récemment certaines personnes se sont vues enclines à commettre ce genre de fautes.
Ce n'est pas non plus à la naissance d'une haute et importante forme de haine que l'on assiste, même si l'on s'en rapproche, mais plutôt au refus de se voir à l'avenir associé à ce genre de relations, qui s'attachent plus à de tierces personnes ayant abusé d'elles par le passé qu'à celui qu'elles avaient décrit tel un ami.
A cette pensée s'ajoute néanmoins une certaine médisance quant à leur comportement grotesque, que l'on peut qualifier d'incompréhensible, empli de bêtise, représentant bien par là même la simplicité de leur faculté de réflexion.


