Doué d'inconséquence.

Doué d'inconséquence.

[The Left Side, by The Music]-[The Chauffeur, by Deftones]-[Comportment Notice, by Frigo]

Et cette fiévreuse envie de se voir posséder ce rictus, de passer outre grâce à ce maquillage. Et cette folle envie de prendre contrôle de cette grâce et de donner l'assaut, de ne plus être réellement maître de soi, aller jusqu'à s'acharner, assouvir sa pulsion tout en la savourant d'un regard lointain. Il s'abandonne à sa folie, s'étend dans ses draps, s'y emmêle même, il voit ce que l'on ne peut pas voir, il monte puis descend au gré de ses pensées. Plus encore, il s'offre à ce qu'il ne connaît pas encore, quoiqu'il advienne, quoiqu'il puisse devenir en empruntant ce chemin. Et ce terrible relent de douleur qui lui fait courber l'échine, qui fait roidir son corps de part et d'autre, qui lui fait se rappeler l'innommable.

Et cette voix qui le fait se languir, qui fait jaillir de cette nuit un rideau moiré de lumière. Il sent ses propres envies mollir, tandis qu'une nouvelle force s'exhibe toujours plus longtemps, plus intensément, plus dangereusement au sein d'entre elles. Non, il ne se retiendra pas cette fois ci. Il le laissera prendre le dessus sur tout le reste, ce sinistre besoin de détruire pour se sentir vivre, ce désir ardent de répandre le chaos tout autour de lui.

Car il est des fois plus commun de se retenir que d'agir selon ses propres instincts, de suivre sa propre liberté, la laisser émaner coûte que coûte, quel que soit le prix à payer. Car ces individus que l'on se permet de traiter de fous, qui agissent expertement selon leurs propres principes, qui commettent fautes inexpiables et cruels péchés, qui transgressent sans foi ni loi les préceptes autrefois établis. Voilà la raison de son agissement, voilà pourquoi il ne restera plus prisonnier de lui-même alors que son âme toute entière le supplie de s'adonner à ces joies encore inconnues.

Voilà qu'il se laisse devenir sa propre marionnette, se jouant des fils et autres manipulations, véritable pantin enragé. Jusqu'à n'en plus pouvoir il se laisse guider, jusqu'à n'en plus pouvoir il la laisse le dominer sans autre excuse que celle d'exister. Ce soir sa soif excessive de violence lui échappe, la raison met un genou à terre et s'incline, lui permettant de jouir éperdument de cette renaissance.

Cette joie, cette lancinante satisfaction. Cette plénitude éprouvée pour la première fois, ce qui à peine quelques heures plus tôt lui était encore inconnu. Je me joue d'un personnage, laissant paraître la lumière là où l'obscurité la ronge, chaque fois plus. Mais pour autant, quel intense plaisir que de s'en laisser devenir la frêle victime, alors qu'au fond, l'on s'en sait maître. Un jeu qui n'a pas de fin, ni de commencement, un jeu qui au fond n'en est sûrement pas un, dont on devient simple témoin sans armes, puis véritable spectateur, avant d'y prendre enfin part. J'ai toujours préféré qu'il n'y ait pas de sens, cependant il est la plupart du temps nécessaire, dans les actes, ce sens, jusque dans sa sainte et propre miséricorde que l'on entend posséder. Mais je ne le suis pas, miséricordieux, je préfère admirer l'incubation de toute une haine plutôt que de me faire raison quant à tel ou tel autre agissement.

Et toi, je te hais.

# Posté le samedi 16 août 2008 20:21

Modifié le dimanche 17 août 2008 08:44

Novel (pict. by Dali)

Novel (pict. by Dali)
Part. I ['car chase terror' M83 –song-]

Il ne saurait trop comment agir. His own feelings dominate my reason, until those squawking birds pierce our eardrums once time again. I wouldn't be the same, not anyone older 'cause He was said to be my next ghastly ghost. Ses sentiments le dominent, le contrôlent, telle une enfant se jouant de sa poupée de chiffon. Ses pensées s'entrechoquent, s'entremêlent, ne laissent plus de doute, il n'est à l'évidence plus maître de rien. Titius... une fois encore.

Let me drive my dagger in to your heart, my despair's too sizeable by now, and the fact aint enough I cannot resist; only He has decided it, and I know really how. Wake up.

Jusque là, tout avait été plutôt simple, ce qu'il avait souhaité il avait toujours fini par l'obtenir. Bien sûr cela avait parfois été au prix de nombreux sacrifices, mais il faisait de sa conduite sa principale source de réussite. L'homme ne pouvait donc accepter de se soumettre à une tierce personne, (sinon lui-même) il voulait ainsi être son Roi, leur Roi.

All your body is shaking, covered by your pale skin, I'm so sorry to follow once again this long way, sorry to inflict us these sorrows, to keep you mine, to swallow our tears... If only I'd know, surely my behaviour shouldn't be ours, now all your body is shaking towards this long way, near my shabby mind, near my shabby person, near my shadow whose I needn't, not the same, not the same, ever.



-Explosions In The Sky –



Part. II ['*' M83 –song-]

Deux êtres uniques, s'entendant de la plus merveilleuse façon qu'il leur soit donné, et pourtant deux êtres qui s'échappent l'un à l'autre.

Mon père qui êtes aux cieux... Restez-y. (J. Prévert)
He's laying on his bed, loosely praying before he cries, his low head against the wall.


Sa source d'inspiration, son discours homérique, sa poésie gnomique, son passé dévoilé, sa puissance d'être, sa volonté d'acquérir, son savoir émérite : il explose. Plus rien devant lui ne peut dorénavant s'y opposer, il est seul, seul et effacé car manipulé. Une gouvernance intemporelle, extérieure au corps qui se referme sur lui-même, qui se meurt de son échec, qui, instinctivement, se fane.

Hurry up, hurry up, hurry up...I aint a liar, I just need fear! By now I warned you about what I really am, not the same, not the same...You know, before I said “would you like that?”, now my hatred just let me ask “do you like that?”, not the same as yet.



-Explosions In The Sky-



Part. III ['a guitar and a heart' M83 –song-]

Inside it's summer, outdoors it's cool” Magnificence de l'énergie, capacité d'exister sans équivalent, aucun. Titius est, vit et respire, s'anime de diverses volontés, se meurt et renaît une nouvelle fois. Immortel, shoot me down.


Go back to sleep, see you in the morning,.. I just wanna get away from here, from me.

# Posté le dimanche 03 août 2008 05:42

Modifié le dimanche 03 août 2008 05:53

Il y a de ces après-midi [...]

Il y a de ces après-midi [...]


Il est des fois où j'aimerais être autre, incarner une personne qui ne soit pas moi. Non pas dans le but d'échapper à mes propres soucis du simple fait que, je pense, chaque vie se voit assortie de son lot de problèmes à résoudre. Non, je désirerais principalement voir depuis un autre corps, ceci afin de me confronter à d'autres regards que ceux qui habituellement m'entourent, m'adapter à un milieu autre et qui sait, peut être me rencontrer. Une telle expérience se pourrait être d'une nature enrichissante, ce genre d'enseignement n'ayant jamais été approché auparavant. Sûrement derrière tout cela pourrait-on déceler une quelconque sorte de voyeurisme, le fait de se cacher sous une autre apparence nous assurant par la même un sentiment certain de sécurité.

Néanmoins, se confronter de la sorte à ce nouvel environnement ne serait sûrement pas sans conséquences, qu'elles soient directes ou bien pas. En effet, il apparaît pertinent de se questionner si mon comportement se verrait influencé. Ce même sentiment de sécurité dont il était question pourrait ainsi mettre un frein à tout inhibition, l'individu se permettant dès lors des actes, une façon d'être, dont il n'eut su se souhaiter responsable quant à son schéma corporel d'origine. Peut être sa nouvelle attitude le laisserait-elle se dévoiler à corps perdu –sic-. Peut être ainsi l'expérience connaîtrait-elle une fin rapide, les nouveaux agissements de la personne concernée trahissant la supercherie.

Alors, le seul rempart plausible serait donc un caractère d'adaptabilité optimal. L'être se verrait dans l'absolue nécessité de se servir de tous les éléments constituant son environnement, celui-ci étant la source même du conditionnement de tout un chacun. De cette façon, il lui serait rendu possible de ne rien dévoiler, et de jouir de sa nouvelle apparence si, par exemple, il fut amené à rejoindre son « ancien » entourage après bien sûr s'être acquitté du « nouveau ». Ici même commencerait la seconde phase quant à cette expérience en partie métaphysique. Tout un jeu s'instaurerait dès lors, toutes ces petites trahisons autrefois rendues invisibles n'en deviendraient que plus évidentes. Se tenir ainsi dans ce costume permettrait de prendre connaissance de tout un pan de son (propre) soi-même.


Ciel, un miroir !




TitiusC., ou de la naïveté de la réflexion.

# Posté le mardi 22 juillet 2008 15:04

I feel it on the inside; twisting and contorting, memory has shaped me once again.

I feel it on the inside; twisting and contorting, memory has shaped me once again.


Putain mais quelle merde, l'impression de n'être qu'une saleté de flanby, se morfondant dans ses plus merdiques pensées, impressions, niaiseries de post-adolescent à l'humeur décharnée. Rien n'à espérer, enfoncé jusqu'à la mâchoire dans sa propre défaite, acculé contre les plus profonds ressentiments de sa conscience, un inconscient freudien qui reprend le dessus et fait souffrir l'être jusqu'à lui faire lâcher prise... Marre de n'être qu'un pourri d'aigri, trop bien entouré pour pouvoir se détacher, faire profil bas pour fuir le plus loin possible. Marre de ne se faire passer tendre que par l'intermédiaire de faux semblants sans foi ni loi, ne respectant aucune de ses propres émotions.


Merde, je suis un FAUX, je me mens et je mens aux autres.


« Et elle sonna à sa porte, grelottant sous le froid, fouettée par le vent. Il hésita mais se rendit finalement jusqu'à son entrée, se joua d'un ultime souffle, et il lui ouvrit. »

RIEN, il n'y eut et il n'y aura jamais plus rien à espérer de ce côté-là. Tout un espoir qui prend fin, tout un dégoût qui naît alors et qui prend sa revanche après s'être vu étouffer durant tous ces mois. Il n'en sera que plus dur, une cascade d'émotions qui disparaît pour laisser sa place à une autre, plus tranchante, plus traître, qui ne lui laissera pas de chances.

« Un regard qui le fait souffrir, des gestes qui le font se retourner une nouvelle fois contre lui-même, c'est une lutte interne qu'il mène dorénavant, sans finalité. »

Une finalité qui le regarde de biais, lui fait regretter tous ces instants passés à ses côtés, à remplir son soi de joie.




Titius C., ou de mon incapacité à me trahir par moi-même.

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 15:43

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 16:11

The Album Leaf - "One Day I'll Be On Time"

R.A.S


Des paroles échangées, triste retour à la réalité, se rendre compte de l'ignorance de ses pensées...
A la Votre, moi je ne vous Suis plus!



--
The Album Leaf - "One Day I'll Be On Time"

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 06:23

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 07:04