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Sic

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Vision utopiste ? Non, plus simplement revendicatrice. Pourquoi ? Parce que les choses ne semblent pas être ce qu'elles devraient être. Une (juste) impression de voir à notre tête une sorte de nomenklatura politique destinée à faillir, et dont la seule réflexion, étude actuelle, semble être la recherche d'un procédé visant à faillir le moins durement possible, ou mieux encore, si faillite il y a, à ne pas en être éclaboussée.

Je regarde à côté, et je me rends compte qu'il existe d'autres choses. Divers côtés, diverses choses qui, si elles se voyaient assemblées, mêlées les unes aux autres, seraient l'essence même d'un nouvel ensemble hégémonique et harmonieux, et dont la dissociabilité des nombreux éléments qui le forment aujourd'hui, cet ensemble désorganisé, divisé, manipulé, ne serait plus l'unique et primitif ressort.

Nous ne serions qu'un, et d'une seule voix, parfaite, et par conséquent unique, nous nous exprimerions au nom de tous, pour tous.

Alors que nous n'avons qu'à faire fi de nombreux pans de notre passé, nous nous obstinons à n'en être que la prévisible conséquence, acculés dos au mur, et alors que ce passé n'a de cesse de nous rattraper, le mur quant à lui, inflexible ou presque, ne bouge pas, ou alors tendrait à resserrer l'étau sur nos personnes. Ainsi est ce vers quoi je nous vois nous diriger, un semblant de société humaine, qui n'est finalement que la frêle et trop fragile ombre d'un modèle tant espéré, peut être déjà conçu, mais que cette caste dirigeante n'aura jusqu'à présent su que frôler.

Bien sûr, des leçons sont à tirer de ce passé précédemment évoqué, mais celui-ci n'a pas vocation à demeurer la base même de nos conditions d'être. Des leçons qui, une fois appliquées à la situation présentes, pourraient se révéler bénéfiques à plus et moins longs termes.

Scions donc cette fine et fragile (à juste titre) branche sur laquelle nous nous asseyons, nous amusant même à nous balancer dessus alors que nous la sentons prête à céder et dans sa chute à nous entraîner.

Le problème est que la scie n'appartient qu'à un petit groupe de personnes plus occupées à organiser, planifier leur propre existence plutôt que celle de la société qui au sommet a fait l'effort de les hisser, aveuglée par leur semblant d'espoir pour un futur hypothétiquement meilleur. Une société corrompue par la bêtise d'une partie de ses propres composants, rongée de l'intérieur par la soi disante innocuité des pensées et réflexions de ces mêmes composants, dans l'incapacité de discerner le bien du mal, tout aussi bien que le vrai du faux, la vérité du mensonge. Pire encore, certains semblent se complaire à avaler, à manger avec avidité, toujours plus de fausses promesses qui pourtant, dès la première approche qu'ils en font, devraient leur apparaître absurdes, intenables car irréalisables.

On parle d'élitisme alors que nous ne devrions parler que de bon sens. Les lacunes des uns ne devraient pas infliger aux autres des peines dont ils ne sauraient être responsables, ces derniers n'ont pas à pâtir de la foi aveuglée, du panurgisme provocateur, de l'esprit moutonnier de ces âmes débiles, qui n'ont de cesse de tenter de se confondre au (mince) reste de la société, afin de se sentir assimilées à un groupe d'individus dont ils n'arrivent pas à gagner l'esprit éclairé.



# Posté le mercredi 15 avril 2009 17:43

Modifié le jeudi 16 avril 2009 07:56

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