« Retour au blog de LAberwrachParanO

Way of compensating

Way of compensating


L'ignare feint-il ? – Oui, il joue sa pièce.
Sa pièce ? – Non, l'instant présent.


Volupté des sens, affranchis de la volonté, de son emprise, de son despotisme.


« Tonight, I'm gonna rest my chemistry. » Interpol


Feux d'artifice au plus profond de l'obscurité, il s'attelle à la tâche. Elle le tient en haleine, et lui la poursuit, mais ne l'atteint pas, ne l'accomplit pas, plonge dans l'infini. Une course à sa rencontre, en somme.

On pense son âme robuste, forte et fière, et l'on se trompe. Elle est frêle, fragile et délicate. Le souffle chaud, le souffle court, et se rendre compte de l'ineptie de ses pensées.

Jouer des mots, se jouer du beau et chercher à maîtriser l'indomptable désir, l'insaisissable, se sentir l'essence même de la pleonexia humaine.

On se perçoit créateur, et l'on se rend compte que nous ne sommes que fluctuante matière, sauve de toute récidive puisque trop incertaine, « We're wasting memory, when our mind is frozen. » Celdweller


Et l'on ressent cet effet, celui qui ressemble à ce vent coulis, tordant, mais à l'intérieur de la chair.

Et l'on poursuit notre course, contre le temps, au travers de ces caillouteux chemins de traverse ; que la lumière passe, j'attends.

Rien d'autre pour le faire changer, « she's back, now she's gone, so far after so long ». Blackfield


Déguiser sa propre pensée, embrasser l'irrationalité ; et qu'on lui accorde la grâce, lasse, qu'on l'embrasse même, sa plainte.


« One last trip makes us wanna go back
To the place that we belong,
'Cause there ain't no way,
To take all the blame
From the crash of coming down
.
» Bang Gang


Et que ses peurs le trahissent, qu'elles affûtent ses angoisses et l'agonisent post mortem d'injures, qu'elles s'offrent à sa perte comme il n'aura eu de cesse de s'offrir à elles.


« That's like a disease, piece by piece. » Feeder

Enfin l'échappée, enfin la nouvelle conquête, enfin la liberté.

« (...) A heart, ticking like a time-bomb. » Kill Hannah


Et j'étendrai mes mains à ses côtés, pour qu'ainsi se passe le temps, dans un dernier soupir s'éteigne le temps, le temps qu'il l'ait bue, la ciguë.



# Posté le jeudi 19 mars 2009 08:46

Modifié le mardi 24 mars 2009 17:25

« Article précédent : "Je vois le Bien, je veux le faire et je fais...

Article suivant : Sic »