Je dors. Je dors mais je respire. Je m'offre ainsi à la vétusté de mon être intérieur, autant dire que si murs il y a, ce ne sont plus que les tristes lambeaux de ses peurs. Je dors mais je vois. Ce ne sont pas mes yeux qui observent, mais cet inconscient si hâtif et pressé qu'il en oublie de juger.
Et juger de quoi? Il se sent coupable avant que d'être victime, il se sent triste avant que d'être heureux. La victime heureuse, voilà que s'illustre l'accalmie des sens, de mes sens. Au fond, je ne quémande rien de plus que la fatigue, celle qui me poussera à accepter sans jamais m'interroger, celle qui saura faire de moi cette victime heureuse, touchée par la grâce, qui ne m'est alors rien d'autre qu'une jouissive débilité.
La complexité des raisonnements auxquels je m'offre tout entier, sûrement trop entier, déchire une par une les fines lamelles de mon existence. Alors que certains ne voient que ce qu'ils désirent voir, d'autres subissent leur pleine incapacité à dominer leur volonté. Maître de nulle chose, maître de rien si ce n'est de son corps, les réflexions se veulent libres de toute autorité.
Je ne suis libre de rien, mon corps n'est que le simple et occasionnel outil de ma pensée, mûre d'un trop plein de travaux abstraits. Il lime sa ligne de conduite, il la ronge, elle cède mais l'entraîne avec elle, lui qui s'était d'ores et déjà assis dessus.
Mais suis je cette folie? Il agit sur son environnement sans songer à sa propre nature, indélicate attention, impie car cruelle, ou bien fautive car non souhaitée.
Je dors. Néanmoins, je m'éveille au milieu d'une mer d'étoiles. Il devrait avoir le courage de s'avouer vaincu, celui qui n'a plus d'autres solutions que de réfléchir à son sort, de se soustraire à son tort.
Douce réalité, tout cela n'était il qu'un songe? Alors laisse moi y retourner. Je m'y complais, je veux m'y noyer, sentir ma dernière inspiration avant que je n'amorce ma blâmable plongée, sentir ce souffle qui me manque et tes yeux m'observer.
Et juger de quoi? Il se sent coupable avant que d'être victime, il se sent triste avant que d'être heureux. La victime heureuse, voilà que s'illustre l'accalmie des sens, de mes sens. Au fond, je ne quémande rien de plus que la fatigue, celle qui me poussera à accepter sans jamais m'interroger, celle qui saura faire de moi cette victime heureuse, touchée par la grâce, qui ne m'est alors rien d'autre qu'une jouissive débilité.
La complexité des raisonnements auxquels je m'offre tout entier, sûrement trop entier, déchire une par une les fines lamelles de mon existence. Alors que certains ne voient que ce qu'ils désirent voir, d'autres subissent leur pleine incapacité à dominer leur volonté. Maître de nulle chose, maître de rien si ce n'est de son corps, les réflexions se veulent libres de toute autorité.
Je ne suis libre de rien, mon corps n'est que le simple et occasionnel outil de ma pensée, mûre d'un trop plein de travaux abstraits. Il lime sa ligne de conduite, il la ronge, elle cède mais l'entraîne avec elle, lui qui s'était d'ores et déjà assis dessus.
Mais suis je cette folie? Il agit sur son environnement sans songer à sa propre nature, indélicate attention, impie car cruelle, ou bien fautive car non souhaitée.
Je dors. Néanmoins, je m'éveille au milieu d'une mer d'étoiles. Il devrait avoir le courage de s'avouer vaincu, celui qui n'a plus d'autres solutions que de réfléchir à son sort, de se soustraire à son tort.
Douce réalité, tout cela n'était il qu'un songe? Alors laisse moi y retourner. Je m'y complais, je veux m'y noyer, sentir ma dernière inspiration avant que je n'amorce ma blâmable plongée, sentir ce souffle qui me manque et tes yeux m'observer.
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