Et tous ces mots qui s'entrechoquent au plus profond de moi, brouillant de part et d'autre toute capacité à objecter l'infâme.
Mais à quoi donc m'attendais je? A trouver l'inaltéré? A tout un chacun son passé, un passé dont l'on doit s'accorder à moins que l'on ne veuille s'occire soi même, déchiré, tourmenté à force de saigner de tout son c½ur pour ne pas avoir été là, pour ne pas avoir accompagné ce temps désormais perdu, vaincu par le temps qui ne laisse aucune chance, jamais, au présent. L'espoir d'un rêve égoïste, le vouloir de ne pas être ou devenir cet objet issu d'un passé inachevé. Monstrueuses et impitoyables pulsions qui tenaillent et manipulent la volonté de l'individu d'ores et déjà dépassé, à demi vaincu car trop faible, assurément infirme, amputé d'une compétence nécessaire, dépourvu d'une habilité accordée à d'autres mais pas à lui.
Cet individu ne se ment pas, il gâche le temps, il le gâte et le corromps; il est fauteur, d'où il est coupable de ses propres maux, même si par production inconsciente. Je devrais m'évertuer à embellir ce temps, l'enrichir, l'orner de mille bonheurs, plus simplement en jouir à sa juste valeur, puisque qu'il en regorge tant, ce temps ensorcelant et piquant, d'instants exquis.
Rage, rage et colère savent y faire, rage et colère sont maîtresses de ma peine, en sont reines, de cette peine non désirée et pourtant si brutale, si vile et malsaine, fausse. Victime de moi même, victime de mon être penseur.
A la recherche de l'unique, à la recherche de l'inaltéré. Et ces mots qui se répètent, ces mots qui devraient être les plus importants et qui pourtant se retrouvent expression de ses sentiments dépassés. « Fais un rêve et je m'en irai te rejoindre, mais pas n'importe lequel, non, le plus beau des rêves, qui dure une éternité, celui où je peux me réveiller à tes côtés. » Quelle valeur désormais? Quelle valeur attribuer à ces mots une nouvelle fois adressés, et qui néanmoins dépeignent un sentiment révolu et désormais quasi renié? Suis je un renouveau, l'esquisse d'un futur envisagé? Suis je le résultat d'un brouillon antérieur, une simple répétition? Quelle valeur désormais, quelle valeur?
Les regrets s'amoncellent devant ce trop plein de culpabilité reconnue: je suis fautif, fautif car victime d'aucune autre agression que celle qu'est la mienne, victime d'un excédent d'haïssables pensées.


![When I was a Tool 51° [partie 2]](http://c4.img.v4.skyrock.net/c48/laberwrachparano/pics/2573529111_small_1.jpg)
![When I was a Tool 51° [partie 1]](http://c4.img.v4.skyrock.net/c48/laberwrachparano/pics/2573527937_small_1.jpg)
